Accueil Stages Extrait DVD Liens Contact Articles Acheter DVD Presse 2003 Blitz Magazine Theshotokanweb Hollande Shotokan Magazine Luxembourg ARTICLES Francais Shotokan Magazine FSK-Ha Magazine Australie Blitz Magazine ARTICLES Dutch Tai Ko Magazine Australie Hollande Hollande Hollande Luxembourg ARTICLES AnglaisQuand et pourquoi avez-vous commencé le Karaté ? J’ai commencé le karaté en 1975 à l’âge de 16 ans, il y a 36 ans et durant toutes ces années, je n’ai cessé de m’entraîner à la pratique du karaté Do. Je n’ai jamais vraiment su ce qui me poussait à aimer et à continuer un art si difficile. Peut-être un mystérieux appel au plus profond de mon être. J’aime à y repenser parfois ! Ce départ a été le début d’une longue et belle aventure, même si souvent le doute a voulu s’installer, la lutte a donné lieu parfois à de beaux mais difficiles combats. Avez-vous abordé d’autres arts ? Oui, j’ai eu l’occasion également de pratiquer le kyudo traditionnel et j’ai pu rencontrer, au Japon, prés de Kamakura, un très grand Maître de cet art si rigoureux, Senseï Kazuo Suhara, responsable du temple Zen d’Engakugi. J’ai pu également assister à l’entraînement des ushi denshi de Maître Ritsuke Otake, trésor national vivant, et responsable de l’école d’Iaïdo : Tenshi Shoden Katori Shinto Ryu. Ces deux grands Maîtres de Budo ont laissé en moi une trace indélébile. Il a été d’ailleurs fascinant, pour moi, de voir à quel point ils avaient le même Cœur que Maître Taiji Kasé. Que représente pour vous le karaté traditionnel ? Pour moi la pratique du Karaté Do Kasé Ha conduit à la vie si la vie est l’engagement pour cette pratique. Une vie entière consacrée à la maîtrise d’un art, et à la connaissance de soi. La richesse d’une technique au service de la complexité de notre monde intérieur, une route semée d’embûche qu’il faut parcourir comme un guerrier de l’ombre à la conquête de lui-même. Il ne s’agit plus là d’un combat contre les autres, mais une lutte pour notre construction ou notre reconstruction, et l’enseignement que les Maîtres dispensent se fait par le langage intuitif et la confiance, indispensable pour ces compagnons de route. Parlez nous de votre Maître disparu le 24 novembre 2004 ! Taïji Kasé a été mon Maître pendant plus de trente ans et depuis lors je n’ai cessé de lui consacrer l’énergie et la passion qu’il a su mettre en moi. Il représentait la vie pour ce qu’elle a de puissante. Grâce à lui, à son enseignement, à ce qu’il était, le karaté est devenu pour moi bien plus qu’une activité physique ou qu’un sport, mais une formidable « machine » à produire, à développer et à contrôler l’énergie constructive qui est latente en chacun de nous. A la recherche d’une technique parfaite puis au développement de l’énergie qui l’anime et enfin au contrôle des émotions qui la domine, le sens profond de sa recherche est la vie elle-même. Il fait partie de ces gens qui n’ont de cesse de parfaire leur recherche, jusqu’au dernier souffle de leur vie. Un homme admirable, secret, parfois mystérieux, bon, généreux, cultivé, intelligent, discret, qui ressentait les gens comme l’on respire un parfum. Un grand Maître, sans doute le seul dans son domaine, à aimer la vie et les gens comme personne. Jusqu’au bout il a pratiqué comme au premier jour, avec la même passion, la même dévotion, le même engagement. Il croyait en l’homme et il en acceptait ses travers, sans un mot. Cet homme a toujours été, pour moi, une source d’inspiration dans mon parcours. La liberté et la croyance dans ses choix et ses objectifs en ont fait un homme libre et sincère, un homme vrai en somme. Enseignant dans de nombreux pays à travers le monde, sa recherche sur la pratique, s’appuyant sur l’histoire du Japon féodal, a su allier modernité et tradition et en a fait un Maître recherché et respecté par tous. Son karaté est une pratique au service des hommes. Un art de guerre au service de la paix intérieure, un art de paix au service d’un combat pour soi-même. Les embûches de la vie, la maladie, les tentations, politiques ou financières l’ont laissé de marbre. Il a continué sa route inlassablement avec puissance et respect des autres. Il avait une mission, un objectif et son regard était dirigé vers l’avenir. Où en êtes-vous aujourd’hui ? A mon tour je transmets cet Art, en France bien sur, mais également dans de nombreux pays ; en Europe, en Asie et en Océanie et mon seul objectif n’est autre que de développer cet Art si noble. Parallèlement j’ai fondé deux associations : France Shotokan Ryu Kasé Ha ( www.kase-ha.com), avec deux fidèles élèves de Senseï Kasé, Alain Verbeeck et Christian Le Romancer. Cette organisation a comme vocation de poursuivre en France l’enseignement du Maître et nous dispensons, trois fois par an, des gasshuku gratuits à nos adhérents. Et puis dernièrement j’ai fondé : Karaté Solidarité Internationale ( www.karatesolidarite.fr), une ONG pour le développement d’un karaté humanitaire dans les pays en voix de développement, c’était une idée de Senseï Kasé (me confiait un jour au Japon, Yumiko Kasé, la fille du Maître), alors je m’y emploie avec d’autant plus de passion !
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